Le syndrome de l’imposteur : comprendre ce sentiment de ne pas être à la hauteur
Le syndrome de l'imposteur est un sentiment persistant de doute concernant ses compétences ou sa légitimité, malgré des réussites objectives.
Santé mentale
Confiance en soi
Psychologie
3 minutes
17 mars 2026

Le syndrome de l'imposteur est un sentiment persistant de doute concernant ses compétences ou sa légitimité, malgré des réussites objectives. Les personnes concernées ont souvent l’impression de mentir à leur entourage et craignent d’être “démasquées”, même lorsqu’elles sont compétentes dans leur domaine.
Ce phénomène est fréquent, notamment dans les contextes professionnels ou académiques, et peut toucher des profils très variés.
Un mécanisme bien étudié en psychologie
Le syndrome de l’imposteur a été identifié en psychologie dans les années 1970 et a depuis fait l’objet de nombreuses recherches. Il repose en partie sur ce qu’on appelle des biais cognitifs, c’est-à-dire des manières de penser qui influencent la perception que nous avons de nous-mêmes.
Par exemple, les réussites peuvent être attribuées à des facteurs externes (comme la chance, le contexte ou encore l’aide des autres), alors que les difficultés ou les erreurs sont perçues comme la preuve d’un manque de compétences. Ce mode de pensée entretient le doute et le sentiment d’illégitimité dans son travail ou ses études.
Un impact sur le bien-être et la confiance en soi
Ce sentiment peut avoir des conséquences sur le bien-être psychologique. Il peut générer du stress, de l’anxiété, une peur de l’échec ou encore une tendance à se surinvestir dans le travail pour compenser ce sentiment de ne pas être à la hauteur.
Avec le temps, cela peut fragiliser la confiance en soi et rendre plus difficile la reconnaissance de ses propres compétences et ses propores réussites.
Une expérience fréquente… et surmontable
Le syndrome de l’imposteur n’est pas une fatalité. Il est possible d’apprendre à mieux comprendre ses mécanismes et à prendre du recul sur ses pensées. Il peut être utile de reconnaître ses réussites de façon plus concrète, en écrivant dans un journal ses compétences, ses réussites et les retours positifs reçus.
En parler avec d’autres personnes permet souvent de se rendre compte que ce ressenti est largement partagé.
Comprendre le syndrome de l’imposteur est une première étape pour apprendre à porter un regard plus juste sur soi-même. Un accompagnement psychologique peut également aider à renforcer la confiance en soi et à développer une perception plus équilibrée de ses compétences.
Valentine, Psychologue santé au travail
Dernière mise à jour
17 mars 2026


